Les Causeries Orties · 2026

Causeries orties 2026 · considérer l'ortie autrement · animées par Didier Chabot

La grande ortie pique si l’on n’y prend garde, certes, mais Urtica dioica sait révéler de nombreux atouts, tout en finesse, en subtilité et en raffinement. Didier Chabot partage ses explorations et ses créations à base de fibres d’ortie.

Considérer l’ortie autrement

Nous vous avons concocté un format « causerie » convivial et interactif. Autant de moments privilégiés, à une ou deux voix, durant lesquels nous vous inviterons à considérer l’ortie (la grande) autrement !

Vous serez rapidement à même de vous approprier des usages des fibres d’orties : apprécier leur délicatesse, leur polyvalence, leur pertinence.

De quoi causerons-nous ?

  • Des fibres libériennes, dans leur véritable écrin,
  • De fils d’orties, cette matière première noble et sobre,
  • De la finesse des rendus pour une variété d’usages.

Des dates, des lieux · comment s’inscrire ?

Des lieux remarquables nous attendent cette année 2026. La participation à ces causeries se fait sur inscription. N’hésitez pas à nous contacter. Certaines d’entre elles seront réalisées à 2 voix.

DateHoraireLieuDuréeThématiqueStatut
6 avril15hPamproux (79)45mnCultur’Jardinconfirmée
18-19 avril15hChateau de la Garenne, Thouars (79)45mnFête du printempsconfirmée
20 maiAtemporelle (79)1h15Agenda L’Homme et la Pierreconfirmée, attente du lieu
23-24 mai15hVal de Flore, Soutiers (79)1hFête de la natureà l’étude
6 juin17hTumulus de Bougon (79)1hWeekend des jardinsconfirmée
20 juilletAtemporelle (79)1hAgenda L’Homme et la Pierreconfirmée, attente du lieu
22 août17hTumulus de Bougon (79)1hArcherie préhistorique · rencontre avec les archersconfirmée
La Chevrie, Boussais (79)1hà l’étude
Chateau de Marmande, Vellèches (86)1h à l’étude
Agenda des causeries orties 2026 animées par Essentielle vannerie, Didier Chabot.

Le paradoxe de l’Ortie

On me demande souvent pourquoi mon regard s’est posé sur l’ortie, cette plante que l’on évite ou que l’on fauche. Dans mon activité d’artiste vannier, l’ortie n’est pas une simple herbe, c’est une matière souveraine. Elle incarne un paradoxe fascinant que j’aime appeler « la soie et le fer ».

Le Fer, c’est sa force naturelle, sa résilience, sa résistance mécanique incroyable qui permet de créer des liens solides, capables de traverser nombre d’épreuves. La Soie, c’est la lumière de sa fibre une fois extraite, sa finesse surprenante et sa douceur entre les doigts, une fois affinée.

Mes causeries orties et mes créations ne sont rien d’autre que ce chemin : apprendre à voir, au-delà du piquant, la noblesse d’un lien riche qui rapproche l’homme de la(sa) nature.

Didier Chabot

Du subtil à l’innovation frugale

Notre propos est de colporter le potentiel des fibres d’orties oubliées, par l’expérimentation et la démonstration : objets, savoir-faire et inspirations. Ortie fibre textile, fibre feutrée, fibre isolante, papier en fibres d’orties, les applications sont nombreuses. Et si nous considérions les fibres d’orties comme source d’innovation, maline et frugale !

Collections

Des oiseaux façonnés avec des fibres d’orties · Feuilleter l’album
Tissage expérimental · armure chevrons
Archer préhistorique · ortie majoritaire

Questions fréquentes au sujet de l’ortie

À quoi reconnait-on les grandes orties ?

La grande ortie, Urtica dioica, est la plus courante des espèces d’orties, dépassant facilement 1 m de hauteur à maturité. Ces feuilles sont plutôt allongées.

Comment ne pas se piquer en récoltant les tiges d’orties ?

Les poils urticants (trichomes) sécrètent un liquide très irritant. Il sont surtout situés sur le dessus des feuilles mais demeurent très volatiles. Au contact de l’eau ou de vent fort, l’effet piquant est moindre. Par contre, au moment de la floraison et des graines, le pouvoir irritant est à son maximum.

Quand est-il conseillé de récolter les tiges d’orties ?

La période privilégiée pour récolter les tiges de grande ortie correspond au moment de la montée en graines, soit environ de juin à septembre. Avant, les fibres sont trop tendres et fragiles. Après, elles deviennent trop dures et « boisées ».

Comment et où stocker les tiges d’orties fraichement récoltées ?

Les tiges de grande orties juste récoltées doivent passer par une étape de ressuage (rouissage à sec). Pour cela, les poser sur une étendue d’herbe pendant 8 à 15 jours, en les retournant régulièrement. En cas de pluie, il est préférable de les mettre à la verticale sous un arbre par exemple. Ensuite, vous pourrez les stocker à plat dans un endroit sec, frais et ventilé.

Comment être sûr que le ressuage (rouissage à sec) est terminé ?

Il faut regarder la couleur des tiges. Elles doivent avoir perdu leur couleur verte et avoir viré vers une teinte « bronze ». Si des zones sont noires, il est probable qu’il y a eu un excès d’humidité et les fibres sont alors endommagées.

Comment extraire les fibres d’orties ?

Tremper une nuit les tiges précédemment ressuées (rouies à sec). Inciser chaque tige, de la cime à la base, (voir outil Soori) afin de l’ouvrir complètement. En cassant la chènevotte (anas), vous allez pouvoir peler la tige. Les fibres libériennes sont incluses dans la peau maintenant séparées de la chènevotte.

En quoi l’ortie est une plante bio-indicatrice ?

On retrouve généralement l’ortie où dans les sols sont présents des excès de matières organiques végétale (bois mort, feuilles, résidus de culture) et animale (sur-pâturage, excès d’apport de lisiers/fumiers). Elle est indicatrice d’un excès de fer, soit par changement de l’état du fer par un excès d’eau, soit par des pollutions extérieures (source : Santé Terre Vivant). On dit que l’ortie est une plante nitrophile (qui aime les sols riches en azote).