En cet hiver pluvieux et doux, la paleine reste debout. Ce matin, j’ai effectué une récolte tardive. En terrain calcaire, sous-bois de chênes, les ajoncs sont fleuris, la bourdaine est abondante. Les brins de paleine, n’ayant pas gelé, cèdent sous une légère traction avec les doigts.
Alors que la paleine récoltée en août arbore une robe verte, en séchant, elle vire au jaune paille. En hiver, elle gagne en tons blancs écru, gris voire roux.
La paleine, Molinia caerulea, blanchie naturellement, en réalité, offre de multiples teintes.
Conservée dans un endroit frais et sec, sa patine donnera une touche singulière aux vanneries à venir, cousues de liens de ronces..
