Stage pendeloque ortie

Tumulus de Bougon (79)

5, 6 et 7 juin 10h - 17h

 inscription ouverte il reste 6 places

Durant ce stage ortie de 3 jours, nous composerons avec plusieurs usages des fibres d'orties tout en cheminant parmi des symboles, au cœur du site néolithique de Bougon.

Voici le sujet d’inspiration que je propose pour le stage de 3 jours qui se déroulera début juin aux Tumulus à Bougon, au cœur du site néolithique. Il comporte des clins d’œil au néolithique mais demeure une démarche artistique de composition. Didier vous propose un autre regard sur la vannerie sauvage.

Les outils seront simples : couteau à lame fine, vrille à pompe, peigne à rubaner, pierre à polir, cire d’abeille, huile…

Aborder le sujet de la pendeloque, c’est composer avec plusieurs usages des fibres d’orties tout en cheminant parmi des symboles : motifs rubanés, liens de ronce, tissage aux pesons, esthétique préhistorique, etc.
Le propre de cette pendeloque est que la cordelette et la parure de cou ne font qu’une, elles sont intimement liées.

La pendeloque est une invitation

Didier vous invite à un double voyage, celui qui arpente les paysages et celui qui chemine à travers les symboles. Au rythme de la marche, la pendeloque balance et vit. Son mouvement mécanique est absorbé par la perle de bois qui joue le rôle de pivot. C’est ici que la cordelette s’ouvre pour se fondre à la structure.

Le double mouvement

La pièce de bois, en partie gauche, représente l’ancrage, le départ. Ce socle de bois de bouleau, noble et dense, abrite deux regards ouverts sur le monde intérieur. Autour d’eux, le motif rubané grave des ondes, du sens, avant que l’esprit s’élance tel le souffle accompagnant le marcheur.

L’apprentissage et la vision du geste résident autant dans la fabrication – à l’aide de fibres d’orties – que dans la mise en chemin. L’objet est épuré et laisse toute la place au voyage mental.

L’émanation de l’ortie

Du cœur des rubans, le fil d’ortie s’éveille et jaillit en étoile, prolongeant la gravure en un rayonnement de vie. Le trapèze de ronce boisée ouvre l’espace de tissage : l’esprit explore. Dans la trame de l’ortie, se glissent des épines de prunellier.

Cette graphie marque les étapes, les obstacles et les clairières rencontrées en chemin.

L’équilibre des pesons

L’objet s’évase sur la droite, l’exploration progresse. Trois pesons viendront symboliquement lester et rétablir le centre de gravité. Lors de la marche, ils battront la mesure comme un métronome naturel.

Nous veillerons à la juste tension des fils avec une « fermeté douce », comme une intention qui se précise.

Entre asymétrie et harmonie, rechercher un équilibre dans le déséquilibre, trouver son centre dans le mouvement, dans la marche.

La colonne vertébrale du vivant

La cordelette initiale n’est pas un simple lien. Tressée avec soin, elle descend du pivot et se fond aussitôt dans le tissage, à la verticale, jusqu’aux racines de la pendeloque. Cette colonne de vie ramène l’esprit à l’essentiel. Elle structure afin que l’esprit ne s’égare trop loin.


Modalités

Stage de 3 jours sur inscription auprès de l’accueil du Musée des Tumulus de Bougon au 05 49 05 12 13. Nombre de places limité.

Le samedi 6 juin à 17h, Didier animera une causerie-ortie ouverte au public, à l’entrée du Musée.

Aperçu en images de la pendeloque-ortie