Le site du Tumulus de Bougon reste un terrain privilégié pour croiser geste artisanal, archéologie expérimentale et transmission. Retour sur quatre temps forts de la saison.
Stage pendeloque avec des fibres d’orties
Début juin, ce stage de 3 jours a rassemblé 6 participants. Un temps dédié au façonnage et à l’assemblage d’une pendeloque en fibres d’ortie, avec toute la symbolique préhistorique qui va avec.
Nous avons abordé la confection de fils d’orties au fuseau, le montage de la pendeloque, l’installation du petit tissage et la fabrication du « pinceau » pour la touche finale. Delphine (du Musée) nous a renseignés au niveau du sens accordé aux pendeloques préhistoriques.
Les 3 jours furent bien occupés, instructifs et variés, le tout sous le signe de la convivialité et du partage.
Tissage préhistorique
J’ai eu l’occasion de participer à une formation passionnante aux côtés de Charline Flaux : tissage sur métier à tisser aux pesons.
À l’abri des rayons du soleil, dans l’ancienne chapelle, nous avons tout d’abord réalisé un ruban tissé aux cartes qui nous a servi d’accroche pour les fils de chaine montés ensuite sur le métier à tisser aux pesons. Des actions longues, techniques et fastidieuses, bref, il nous restait 20% du temps pour le tissage, c’est-à-dire le passage des fils de trame. Et ce fut chose faite. Merci Charline et toute l’équipe du Musée pour cette découverte de savoir-faire.
Vannerie à la bergerie
La bergerie est un excellent lieu lorsque la température extérieure excède 40°C ! Son faitage très haut, son épais toit de paille et sa ventilation naturelle sont très appréciés. J’ai invité les visiteurs à s’asseoir quelques instants pour prendre le temps de découvrir et partager telle ou telle technique ou objet.
En parallèle, j’ai été sollicité pour réaliser un van en paille cousue, paille venant des parcelles cultivées par l’équipe du Musée. Le van, pour rappel, sert à « vanner », en d’autres termes séparer l’enveloppe du grain récolté. Un geste et une cadence à maîtriser par la pratique. L’équipe du Musée dispose ainsi d’un nouvel outil de médiation.
Causerie orties & archerie préhistorique
À l’occasion d’une manche du Championnat européen de tir à l’arc préhistorique, j’ai été convié à présenter mon exploration des fibres d’orties pour commettre des cordes. Pour faire suite à des échanges ayant eu lieu en 2024 et 2025, plusieurs archers préhistoriques étaient impatients de connaitre les avancées.
J’ai décrit mon approche axée sur une économie de moyens, qu’ils soient humains, énergétiques ou encore en termes d’outils ou de technologies nécessaires. C’est ainsi qu’au fil des expérimentations que j’ai fait circuler dans l’assemblée, nous sommes parvenus aux dernières cordes réalisées que j’avais mises en tension pour la démonstration. Une des cordes a retenu davantage l’attention et nous amène ainsi à poursuivre l’exploration : des pistes d’amélioration du commettage ont été énoncées et partagées.
Merci à l’équipe du Musée d’avoir proposé ce temps d’échange dans la programmation de la journée.
